16 mai 2014

Léon


"Les paons dans le Parc de l’Ariana lui sont indissociables. Le testament de Gustave Revilliod, donateur du Parc en 1890 à la ville de Genève qui le céda ensuite à la Société des Nations dans les années 1920, contenait trois clauses dont l’obligation de laisser les paons se pavaner dans la propriété. Depuis, ils vivent en semi-liberté seulement nourris par l’équipe des jardiniers du Palais des Nations. Sans abri, c’est à eux de se protéger des prédateurs tels les renards, les corbeaux ou les buses qui attaquent les oufs ou les poussins. Si les mâles dorment dans les arbres, les femelles, lorsqu’elles ont des petits, restent au sol et deviennent plus vulnérables. Dans les années 70 et 80, le parc bénéficia de dons privés de couples de paons et en 1997, cinq paons furent offerts par un parc zoologique japonais. Leur état sanitaire vérifié à l’aéroport, ils furent gardés en quarantaine dans une volière du Parc Ariana. Acclimatés au parc, ils y sont restés fidèles. L’équipe des jardiniers s’occupe de leur santé. Ainsi, si vous voyez un paon qui clopine sur une patte, n’appelez pas: blessé par une voiture, il se porte maintenant très bien.
Vous reconnaîtrez facilement les mâles avec leur longue traîne bleue, ornée de beaux yeux multicolores qu’ils ouvrent pour séduire les femelles, plus discrètes, qui disposent pour seule parure d’un collier vert. Ces bêtes cohabitent très bien avec l’homme sans l’importuner, sauf si vous les nourrissez, alors elles quémanderont avec leur bec.
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